
Après quelques heures de route nous nous arrêtons pour nous restaurer d’un petit déjeuner agrémenté de croissants et chocolatines & la route des vacances ça creuse…. On a même pas laissé de miettes pour les piafs Espagnols je crois qu’ils sont encore au bord de la route en train d’insulter nos mères, (si les 2 pattes leurs servaient pas à se tenir debout ils nous auraient fais un bras d’honneur).
Une fois fini notre bonne collation, nous voila repartis de plus belle, petit à petit l’aurore pointe à l’horizon laissant apparaitre un paysage rouge oranger superbe, pas de doute ! nous somme bien arrivée en terre espagnole, terre de feu «tierra de sangre».

Dés les premiers pieds à terre, les visages rayonnent, Les portes du paradis de la pêche à la carpe et ces panoramas flamboyants désormais nous appartiennent.

Pimouse me regarde les yeux ébahis, on aurait dit Amstrong (mais non pas le trompettiste ni le cycliste)

mais l’astronaute arrivant sur la lune, sauf que lui il savait en arrivant qu’il ne trouverait pas du poisson, même pas une boîte de sardines ou alors vois pas les boules « quelqu’un est passé avant nous ici ou quoi ?

Les groupes se forment, Jojo le doyen pêche avec Pilou et Fréd, Tutur avec Zig, Marcello seul sur la pointe comme Papi, et Pimouse avec moi.

Une fois les groupes établis, nous montons le campement principal, ensuite chacun s’occupe de monter son biwi et matériels de pêche. Ca chambre à tout va c’est vrai que la chaleur aidant, il nous a fallu ouvrir rapidement les hostilités à grand coup de «cervessa San Miguel» ya pas que les capsules qui ont été dévissées, Tutur assoiffé, salivant des babines lance à Papi : dis donc, tant que ta grande gueule est ouverte, tu veux pas m’ouvrir une bière ? & Zig surenchérit, par la même occasion ouvre m’en une aussi.
La réplique de Papi ne se fait pas attendre, je ne peux pas j’ai déjà un harmonica de 1m de large !!! (j’imagine déjà le premier silure) en le voyant il se jette contre un mur pour plus vivre !!!


Bulletin météo espagnol du jour.
Tient ! on dirait que le temps change, laissant place a une pluie diluvienne de bouillettes entrecoupée d’averses de boules de pétanque parfumées de farine, le temps de respiré et le ciel s’assombrit d’un noir apocalyptique laissant place a une grêle plombée de 100 a 130 gr (je crois même avoir vu passer une boule de bowling

& après 30 bonnes minutes de tempête folklorique le soleil timide daignera enfin pointer le bout de son nez, d’ailleurs les oiseaux on repris leurs migrations volant sur le dos pour ne pas voir la misère qui s’abat sur ce site.

A j’allais oublier, à tout hasard, si au journal de 13heures vous entendez qu’un barrage dans la sierra aragonaises se serait fissuré suite à une pluie de grêlons copieusement plombés

(il faudrait pas non plus prendre les enfants du bon dieux pour des canards sauvage) et voila comment commence « ouna rébolusssion » mes cao la ostia !
Une fois les cannes sur leurs rod pod nous nous retrouvons pour trinquer à l’amitié qui nous a réuni au bord de l’eau.

Après un bon repas : coquilles du grand chef Marcello suivi un petit carajillo (café/cognac) pour étancher nos ventres déjà copieusement rebondis.
Nous regagnions nos postes pour fignoler les derniers détails. Assis sur nos level avec Pimouse nous préparons les montages tout en se racontant des histoires quand tout à coup il me semble entendre cliquer un moulinet, mais mon esprit est plongé dans l’histoire que me raconte Pimouse, ne faisant plus attention aux cliquetis, je continue a écouter l’histoire rigolote que me raconte Pimouce, le rire me gagne, les yeux au bord des larmes, trop bon Pimouse il est vrai que les chiens font pas des chats c’était du style :
Hé petit il est où ton père ?
il est dans la ferme avec les cochons vous le reconnaitrez c’est celui qui à la casquette.

je me ressaisi quand j’aperçois la canne de Pimouse se plier de haut en bat sortant presque du détecteur qu’il avait oublier d’allumer, heureusement qu’il y a 600m de fil car la prise était déjà à l’entrée du péage de Salou….direction le delta de l’ebre Yo l’angoisse «Pimouse Pimouse !!! t’as un départ….rapide comme l’éclair & sorti du films des 4 fantastiques il saisi la canne et ferre, le combat est engagé pour la première fois de sa vie Pimouse combat sa première carpe il faut vous dire qu’avant sa plus grosse prise était une dorade royale de 1OOg péché à la jeté du Grau du roi, euh…. non j’oubliais il avait fait aussi une superbe prise de 3kgs au lac de la cité secoure…..un formidable canard col vert qui c’était laissé aller à la gourmandise d’une bouillette Tagada version bonbon Pimousse.
Mais de suite la peur de la perdre se lit derrière son faciès crispé, une peur qui défie tout entendement ! le crissement de ses dents laisse échapper un filet de paroles à peine audibles étouffé dans sa machoire sérré comme l’étau d’un serrurier « par iciiiii par iciiiii ma joliiiiie »

c’est après 15 bonnes minutes de lutte acharnée style Rambo 1 qu’il glissera la belle commune dans l’épuisette, alors du fond de son poitrail remontera dans sa gorge ce vieux cri libérateur qui desserrera l’étau de sa mâchoire tyranosorésque. Fier de sa première prise mais tout de même impressionné, il me pria de prendre la belle commune pour enfin immortaliser ce moment avec lui.

Insidieusement la nuit vient envelopper le campement pendant que nous préparons activement l’anniversaire de Jojo

profitant alors d’ un brin de toilette, accompagné d’un bon élagage du grand coiffeur styliste Capitaine qui s’était spécialement déplacé d’Alsace pour l’occasion accompagné de ses fideles acolytes (Fessele, Guigouille, Juju & Marcello ( le cuistot helvétique du Muppet show) tous spécialisés dans le gros œuvre forestier ainsi que la carrosserie & le tunnig.



Ils devaient tous relever le challenge quasiment perdu d’avance de transformer Jojo le saxophoniste de Supertramp en Yull bruner (quoique l’inverse aurait été bien plus difficile).

On aurait surtout pas voulu qu’il s’embrase la barbe au moment d’éteindre les 64 bougies transformant alors le campement en bordel innommable et par la même occasion de ne pouvoir également fêter la 1er Carpe de Pimouse.

Mais d’autres invités, plutôt pic assiette que pique moi d’ailleurs ne se sont pas fait attendre, en effet ,un nuée de moustiques surgissant d’on ne sait où comme dans Apocalypse now, ont fêté avec nous la carpe de Pimouse et l’anniversaire de Jojo, jamais autant de monde était venu pour fêté une telle occasion, on se serait cru au concert de pink-floyd.

Après de bonnes ripailles biens arrosées, et un carajillo soigneusement dosé préparer par maître Marcello, « café des piniadosss », afin d’éteindre les dernières bougies du cerveau, qui resté encore allumés pour certain, car pour ma gouverne la dynamo était sortie de sa roue (et le pire c’est qu’en plus ca éclairait)

Yo l’angoisse, heureusement pour moi, Pimouse le Xmen, était là avec tout ses watt chargé a 100/100 « waouh !!! le jour se lèves, et non !!! c’est la lampe a Pimouse» .
Nous regagnons nos fidèles Bed Chair sous une nuit étoilées et calme d’ailleurs elle le restera jusqu au chant des oiseaux.
06h du matin, départ… je me lève comme un fou, cherche le détecteur qui a sonné, une fois mon esprit & surtout le cerveau en place je réalise que c’est mon téléphone Oh Yo ma tête tape au son des tamtams Africains « mon dieux ça résonne la dedans !!! il sont accompagnés de l’armée rouge qui défile avec les chars & l’aviation»












































